C’est quoi, la préparation mentale ?


Aujourd’hui, beaucoup de sportifs ont compris que la préparation mentale est aussi importante que le développement des qualités physiques et des habilités technico-tactiques. Il faut différencier la notion d'entraînement mental (entraîner les aptitudes mentales comme la gestion du stress compétitif ou la concentration), de la préparation mentale (préparer à une compétition en particulier).

Cette dernière a pour objet d’aider l’athlète à mieux aborder la compétition, à supporter le stress, à le galvaniser et à utiliser ses propres atouts compte tenu de sa personnalité. Parmi les outils dont je dispose, j’utilise, les techniques de suggestion, l’ancrage, l’imagerie mentale, la PNL, la sophrologie, l’intelligence émotionnelle, les techniques cognitives et comportementales, etc. Les premiers contacts sont axés sur la recherche de résolution de problèmes d'ordre psychologique. Elle est plutôt orientée sur l'analyse du passé de l’athlète, pour comprendre qui il est et comment il fonctionne...

Ensuite mon but est but est de développer ses qualités mentales nécessaires à la pratique de la compétition. Nous sommes principalement orientés sur le présent et le futur par rapport à des rendez-vous compétitifs. Cela nous permet d'acquérir des moyens concrets pour gérer l'avant match, le match proprement dit et l'après match. Il s'agit ici de s'intéresser au comment de la performance. Cette démarche est globale et systémique (c'est-à-dire qu'elle prend en compte l'athlète dans son environnement et dans l'influence de celui-ci...famille, couple, milieu pro, vie individuelle, vie sociale, lieu de vie,…).

C'est une gestion plus humaine que sportive. Il s'agit de faire progresser un athlète en dehors de la technique, du physique, de la tactique ou de la stratégie. la préparation mentale pour un sportif se fait en amont de la compétition, durant la compétition, et après la compétition.Il faut donc se préparer en dehors des résultats qu'il est susceptible d'obtenir. Pendant la préparation pour une épreuve sportive (match de football, marathon, tournoi de tennis, etc...), de nombreux facteurs entrent en compte. Beaucoup de gens pensent que le sport n’est qu’une question d’entraînement et d’alimentation, mais je pense que la « force mentale » est également très importante, et trop souvent sous estimée.

Non le sport ne se résume pas seulement à de la force, à la vitesse, à l’endurance ou à la technique. Il est certain que ces facteurs jouent un rôle important mais le mental permet de les sublimer et de les décupler. Lors d’efforts intenses ou longs, le corps est très sollicité et le mental est mis à rude épreuve, c’est à ce moment là que le mental peut s’exprimer et montrer toute son importance. Le mental va déterminer combien vous allez tolérer la douleur et la fatigue ou votre aptitude à renverser une situation défavorable.

Et même si certains sportifs possède une force mentale plus forte que d’autres, il est possible, comme pour le corps, de s’entraîner pour être plus fort mentalement. Tout le monde peut tirer des bénéfices à exercer ses capacités mentales, quel que soit son sport et quel que soit son niveau sportif. Le lien étroit qui existe entre le corps et l’esprit est exceptionnel, et les recherches scientifiques sont nombreuses sur le sujet et les résultats sont spectaculaires. Par exemple, il a été démontré les effets positifs du rire et de la joie sur des patients malades. En effet, ils entraînent la libération d’endorphines et de neurotransmetteurs par le cerveau qui peuvent altérer le cours de la maladie.

Voici quelques exercices relativement simples, mais extrêmement puissants de préparation mentale, qui vous aideront lors de vos entraînements et de vos épreuves sportives quelles qu’elles soient…

Le monologue intérieur...

C’est une arme extrêmement puissante, mais à double tranchant, selon comment elle est utilisée. De nombreux sportifs (et c’est également vrai dans la vie quotidienne) sont très forts en monologue intérieur, le seul problème c’est qu’ils sont forts en monologue destructif et négatif. Ils n’en tirent donc aucun avantage et cela leur fait même du tort. Tout sportif, lors d’un entraînement ou d’une compétition a des pensées négatives telles que « Je ne peux pas », « C’est trop dur », « J’en peux plus ».

Ces pensées négatives sont défaitistes et le corps ressent ce que l’esprit pense. Donc quand vous avez un dialogue interne négatif votre état physique empire (vous avez mal partout, vous êtes fatigués, …) ce qui conduit à encore plus de pensées négatives et ainsi de suite. C’est un cercle vicieux. Se débarrasser de ce monologue interne négatif peut être difficile, mais va vous changer la vie. L’astuce est de prendre conscience de ses pensées négatives et de les remplacer par des pensées positives (faites-le également dans la vie quotidienne vous serez surpris !)

Pour les remplacer, utilisez des formules du style « Je peux » («Je peux le faire», «Je peux y arriver»), « Je suis » («Je suis bien»), « Je vais » («Je vais y arriver»), qui permettront de vous mettre dans un état d’esprit constructif et vous aurez plus d’énergie, de motivation et de meilleures sensations. Plus vous pratiquerez plus cela deviendra facile et efficace ! Indépendamment de la stratégie que vous utilisez pour combattre le monologue interne négatif, le point essentiel est de reconnaître les pensées négatives et prendre conscience de leur présence. Vous serez surpris si vous recensez vos pensées négatives, par leur nombre et leur fréquence.

Si lors d’un entraînement ou d’une compétition vous n’arrivez pas à vous débarrasser de vos pensées négatives, il existe une technique redoutable qui consiste à « tromper » l’esprit en le distrayant. Vous pouvez par exemple, compter le nombre de coups de pédale en vélo, le nombre de foulées en course à pied, regarder le paysage, ou avoir toutes autres pensées ou exercices mentaux qui éviteront à votre esprit de se focaliser sur les choses négatives. C’est également pour cela que la musique pendant l’effort aide à lutter contre la douleur et la fatigue en « occupant » votre esprit. À vous de trouver la technique la plus efficace pour vous et qui vous vient le mieux.

Le « Check-in »...

Cette technique est surtout adaptée pour les efforts longs tels que les semi-marathons, marathons, triathlons, etc… et consiste à faire un « bilan » de votre corps. En effet, après un certain temps d’effort, votre corps se fatigue et a tendance à gaspiller de l’énergie inutilement, en se contractant et en se mettant en tension pour rien. Par ailleurs, de petites douleurs liées à des blessures plus ou moins récentes peuvent se réveiller. L’idée centrale de cette technique est de faire un état des lieux de votre corps durant l’effort. Ainsi, mentalement, passez en revue tous les membres et toutes les parties de votre corps pour vérifier leur état de forme. Vous découvrirez peut-être que vous contractez trop vos épaules et que ceci vous cause des douleurs dans le cou, ou que vos mollets sont crispés alors que ce n’est pas nécessaire. Libérez-vous des tensions, ceci vous permettra de conserver votre énergie et d’éviter l’apparition de douleurs ou de blessures. Je vous recommande de prendre régulièrement 5 minutes lors de l’effort pour effectuer ce bilan.

Gérer le point de rupture...

A un moment, ou même plusieurs, lors d’une compétition, vous pouvez être au bord de l’abandon ou de l’arrêt. En préparation mentale ce moment est appelé point de rupture. Il est important que vous sachiez que cela arrivera (sur les efforts longs) et que vous ayez un plan pour y faire face. Le point-clé est de continuer d’avancer, même si cela signifie marcher. Sachez que ce moment délicat va passer et qu’ensuite vous vous sentirez mieux. Que ce soit votre corps qui souffre ou votre mental qui soit à la peine, ce moment dure en général entre 5 et 10 minutes. Ensuite vous pourrez reprendre votre effort normalement. Laissez passer l’orage, et ne vous découragez pas, cela vous rendra plus fort !

Accepter la douleur

La douleur fait partie intégrante du sport. Quelle que soit la durée ou l’intensité de l’épreuve, à un moment ou un autre vous allez souffrir. Gérer la douleur et la surmonter est une des choses qui rend le sport si exceptionnel et si riche en émotions. N’ignorez pas la douleur et ne la craignez pas, accueillez-la comme elle vient, cela fait partie de l’effort. Dites-vous qu’elle vous rendra plus fort et que l’atteinte de votre objectif n’en sera que meilleure et plus savoureuse. Ayez un plan pour la combattre : sachez quoi faire ou quoi penser quand elle se présentera. Travaillez-le lors des entraînements, vous deviendrez plus fort mentalement et physiquement.

Définir son objectif...

Si vous êtes inscrits à une épreuve sportive et que vous vous êtes entraîné pour cela, c’est que vous avez un objectif. Mais pour vous transcender, définissez-le clairement. Généralement la fin d’une course ne dépend pas de votre état de forme, mais de votre « force mentale », de combien vous êtes prêt à souffrir pour continuer et réaliser votre objectif. Quand vous en avez besoin lors de l’épreuve, pensez fort à votre objectif et à la raison de votre présence ici, ceci vous donnera des ailes et vous permettra de vous dépasser.

Prendre du plaisir...

Prenez du plaisir dans tout le processus d’être sportif, que ce soit lors des entraînements ou en compétition. Soyez content d’être là, dites-vous que vous n’êtes pas blessé et que vous avez de la chance. Le simple fait d’être dans un état d’esprit positif vous aide à améliorer vos performances. Il a été démontré que le simple fait de sourire pendant l’effort, même sans être dans un état émotionnel joyeux, peut entraîner des pensées positives et un supplément d’énergie ! Vous trompez votre cerveau et cela vous fait rentrer dans un cercle vertueux positif. Donc même si vous souffrez et que vous êtes à la peine, Souriez ! et vous verrez que vous vous sentirez mieux !

Entraînez votre mental lors de vos entraînements et vous verrez que vous pourrez dépasser vos limites et accomplir des prouesses extraordinaires.

Posts récents
Archives
Retrouvez-moi
  • Facebook Basic Square
  • LinkedIn App Icône