L’objectif et la stratégie


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Savoir où l’on va ! Lorsque vous prenez votre voiture, ou n’importe quel autre moyen de transport, c’est pour aller à une destination précise. Ce qui vous permet d’accepter les aléas (exemple une crevaison !) et de les régler sans trop de difficultés. Dans votre développement personnel, il en est de même. Nous l’appellerons votre objectif. Comme votre destination, il doit être unique et fixé dans le temps

La stratégie quant à elle, c’est votre feuille de route vers la réussite de votre objectif. Vous pouvez mettre toute la bonne volonté qu’il faut, si vous ne passez pas au préalable par une bonne stratégie, accomplir votre objectif sera bien plus complexe.

Après avoir écris et planifié votre objectif, vous vous devez d’établir une stratégie. Qui sera plus ou moins détaillée selon l’ambition de votre objectif. En fait si vous n’avez pas besoin de stratégie, votre objectif n’en est pas vraiment un.

Comment établir sa stratégie ? Par exemple : « Je me trouve trop gros ! ». Mon objectif sera donc de maigrir de 10 Kg sur trois mois, et ma stratégie sera de détailler comment je vais m’y prendre pour atteindre mon but : savoir ce que je vais manger pendant cette période, combien de temps vais-je accorder au sport, quel sera mon jour de relâche, combien de kg devrais-je perdre par mois, à quelle fréquence dois-je me peser, bref tout ce que vous devez mettre en place pour perdre ce poids.

Il faut donc que la stratégie soit précise, et datée. C’est crucial, sinon votre objectif sera oublié au bout de…! Il faut avoir des choses à faire chaque semaine voire chaque jour vers son objectif. Alors oui ça prends du temps de construire une stratégie, mais c’est essentiel pour la réussite de votre objectif.

J’insiste sur l’importance de bien définir son objectif. Plus il sera précis, et plus vous pourrez l’atteindre. Un objectif bien fixé est déjà accomplis à 50% ! Et surtout, n’oubliez pas de faire des bilans afin de savoir où vous en êtes.

Autre conseil, ne parlez pas de votre objectif ! Ça fait du bien de dire haut et fort ce que vous comptez accomplir, non ? Mais c’est comme si vous aviez le sentiment que vous avez d’ores et déjà atteint votre objectif, qu’il fait désormais partie de vous-même. Vous feriez mieux de vous taire car ce sentiment d’accomplissement va être un frein pour atteindre votre objectif.

A première vue, cette idée va à l’encontre de la plupart des recommandations qui incitent à déclarer publiquement ses objectifs.

Certains annoncent d’ailleurs la couleur : « Dîtes haut et fort ce que vous comptez accomplir ! En vous engageant publiquement, vous serez poussé par les autres à agir».

Dans ce cas de déclaration publique, il s’exerce certes une pression poussant à agir. Cette pression est sociale et vous entraine à tenir vos engagements pour ne pas passer pour quelqu’un de versatile. Seulement, il s’agit d’une pression sociale négative.

Au bout d’un certain temps, on ne souhaite plus accomplir ses objectifs pour soi-même mais afin de ne pas paraître inconsistant vis-à-vis de l’entourage. On est souvent amené à continuer puis à finalement abandonner car les raisons personnelles initiales conduisant à la réalisation de l’objectif sont occultées par cette pression sociale.

La seule personne envers qui l’on doit s’engager, c’est envers soi-même. En déclarant votre objectif, votre cerveau agit d’une telle façon qu’il vous donne la satisfaction et l’impression que votre objectif est déjà atteint. Les félicitations de votre entourage, les regards d’admiration y contribuant. Hors ce n’est pas le cas : votre objectif n’est pas atteint. Vous ne l’avez peut-être même pas commencé.

C’est typiquement ce qui se passe lorsque quelqu’un décide d’arrêter de fumer et en parle autour de lui. « Le 1 janvier, pour le début de l’année, je vais arrêter de fumer. » Cette personne reçoit des encouragements immédiats de ses proches. C’est comme si elle s’était déjà débarrassée de son paquet et ne fumait déjà plus. Mais le 1 janvier, à votre avis, que se passera-t-il ? L’objectif sera-t-il atteint ? J’en doute fort car le processus d’arrêt du tabac nécessite des étapes et un travail psychologique à accomplir en amont qui sera occulté si le cerveau de cette personne pense déjà avoir atteint cet objectif d’arrêter.

En ressentant cette pré-satisfaction de réalisation, vous êtes bien entendu moins motivé pour faire le travail nécessaire. Votre inconscient pense qu’il est déjà fait.

D’ailleurs, des études scientifiques ont été réalisées sur le sujet. Kurt Lewin, en 1926, a été l’un des premiers psychologues a montré l’importance du facteur environnemental, dans un développement des sciences sociales nommée l’Analyse de champ de force. Cette dernière regarde les forces qui soit induisent un mouvement favorable à la réalisation d’un objectif (forces qui aident), soit qui bloquent l’accomplissement d’un but (forces qui freinent). Enoncer publiquement son objectif fait partie de ces forces qui freinent.

Laissez les gens vous faire la remarque innocente que vous êtes en train d’atteindre votre objectif est 100 fois plus gratifiant que si vous l’énoncez avant qu’il ne soit réalisé. Imaginez que vous souhaitez perdre 10 kilos. Lorsque quelqu’un de votre entourage vous fera la remarque : « Dis donc, tu m’as l’air d’avoir perdu du poids ? », vous saurez que vous êtes sur la bonne voie et cela vous donnera encore plus d’énergie pour continuer.

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